Il faut bien que jeunesse se fasse - Nicolas Pavo
Nicolas Pavo

Moi et la vie de jetset, ça ne fait qu’un! J’adore Montréal et New-York pour y passer du bon temps aux meilleures tables et dans les meilleures clubs. Travaillant très fort dans le domaine de l’investissement, j’aime bien profiter de la vie en mangeant bien et en écoutant les derniers hits des meilleurs DJ de ces deux métropoles. Ce blogue, c’est lorsque je prends du temps chez moi, pour vous faire part de mes pensées et de mes expériences. Bonne lecture!

Il faut bien que jeunesse se fasse

Il faut bien que jeunesse se fasse - Nicolas Pavo

C’était la fin de l’année scolaire. Un de mes amis avait de la chance d’avoir des parents qui partaient tous les weekends, dans un chalet en dehors de Montréal. Il avait toute la maison pour lui tout seul. Quelquefois, à peine les parents étaient-ils partis, qu’il nous faisait signe par téléphone de venir le rejoindre. Nous commencions toujours par faire un énorme barbecue, avant de nous installer face à la télé pour regarder, soit des clips vidéo pour les filles, ou des matchs de baseball pour les gars. Comme aujourd’hui, c’était la fin de l’année, on était tous allé acheter plusieurs caisses de bière, ainsi que quelques bouteilles d’alcool. Nous voulions tous faire la fête. Au début, tout allait bien. Puis, l’un d’entre nous a décidé de sortir un jeu de fléchettes. Comme nous commencions tous à être un peu saoul, les fléchettes avaient tendance à toujours aller se planter à l’extérieur de la cible. Tout le monde appréciait ce jeu. Plus on buvait, et plus on faisait de gaffes. Le premier d’entre nous qui se levait le lendemain sonnait l’alarme. La maison paraissait comme dévastée. Malgré deux enclumes dans la tête, je faisais tous mes efforts pour aider à ranger.

Au bout de deux heures, nous avions fait le maximum pour faire que personne ne puisse deviner notre passage dans cette maison. Au moment de partir, je regardais la porte du salon qui avait servi la veille pour accrocher la cible des fléchettes. Elle était complètement abîmée, et semblait irréparable. Je la décrochais avec deux de mes amis, et nous partions, en la portant sur les épaules, jusqu’à un magasin de Porte et fenetre Petite Nation. Nous demandions s’il était possible de faire une réparation express. Le sourire de l’homme, dont le regard se posait sur nous, donnait espoir. Mon ami nous appelait avant 18 heures pour nous demander de ramener la porte chez lui. Nous traversions encore tout le quartier avec une porte les épaules, comme on le ferait pour un cercueil. Nous avions fait tellement de gaffes la veille, que nous faisions le nécessaire pour ne pas déraper encore. Une fois la porte remise en place, nous soufflions. Les parents de mon ami appelaient pour dire qu’ils tarderaient à rentrer, et qu’ils devaient rester encore deux jours dans le chalet. Quand mon ami raccrocha le téléphone, on se regardait tous pendant quelques secondes. On partait pour aller acheter quelques caisses de bière, et quelques bouteilles d’alcools…