Un corps qui respire - Nicolas Pavo
Nicolas Pavo

Moi et la vie de jetset, ça ne fait qu’un! J’adore Montréal et New-York pour y passer du bon temps aux meilleures tables et dans les meilleures clubs. Travaillant très fort dans le domaine de l’investissement, j’aime bien profiter de la vie en mangeant bien et en écoutant les derniers hits des meilleurs DJ de ces deux métropoles. Ce blogue, c’est lorsque je prends du temps chez moi, pour vous faire part de mes pensées et de mes expériences. Bonne lecture!

Un corps qui respire

Un corps qui respire - Nicolas Pavo

J’avais eu dans l’idée cette année de me remettre au jogging. J’avais de la chance d’avoir dans le quartier un voisin qui était un professeur de sport, et qui faisait lui-même du jogging avant d’aller dans sa salle de sport. Il me disait qu’il préférait de loin courir dans la nature que sur une machine. Ce qu’il y avait de bien, c’est qu’il faisait le ramassage de tous ceux qui couraient avec lui en sifflant lorsqu’il passait près de leur porte d’entrée. J’avais l’habitude de l’attendre au pied des escaliers et commençait à faire quelques petits pas d’échauffement lorsque je le voyais arriver dans ma rue. Il avait depuis peu une montre connectée qui pouvait lui indiquer divers renseignements tels que son rythme cardiaque ainsi que le temps et le nombre de kilomètres effectués en courant. Lorsqu’il arrivait à mon niveau, il regardait sa montre reliée à son smartphone et me disait que la qualite de l air Montreal aujourd’hui n’était pas très bonne, et qu’il fallait se contenter de ne faire que du jogging sur une distance réduite à celle d’habitude. Il avait la persuasion que c’était l’air vicié qui était la cause de pas mal de maladies cardio-vasculaires.

Je rentrais malgré tout en m’essoufflant comme un bœuf. Cela ne faisait que deux semaines que j’avais repris le jogging. J’étais encore en rodage. Après la douche obligatoire, je m’habillais pour aller travailler. Première grande nouvelle, je rentrais plus qu’aisément dans mes vêtements. Je pouvais déjà me lancer l’idée d’aller faire quelques courses pour m’acheter de beaux vêtements tout neufs pour les beaux jours qui arrivaient. En arrivant au travail, l’assistant de mon patron me faisait remarquer que je portais sur mon visage un teint plus frais et que je rayonnais de santé. Il est vrai que les choses me paraissaient beaucoup plus simples à supporter. Malgré le fait que je reste plus de 10 heures par jour au bureau face à un écran, les bouffées d’air du matin rendaient possible une certaine endurance que ce soit dans mon corps où dans mon esprit. S’il m’était possible de rendre un travail en deux heures, alors qu’avant, il m’en fallait le double, il était alors plus qu’évident que la vie sédentaire que m’obligeait de subir mon métier, était en fait un frein pour ma personne. Je décidais les jours qui suivaient, non seulement de continuer à courir le matin, mais en plus de pratiquer un sport encore plus endurant. Il me fallait simplement trouver lequel.