Un jour de grippe - Nicolas Pavo
Nicolas Pavo

Moi et la vie de jetset, ça ne fait qu’un! J’adore Montréal et New-York pour y passer du bon temps aux meilleures tables et dans les meilleures clubs. Travaillant très fort dans le domaine de l’investissement, j’aime bien profiter de la vie en mangeant bien et en écoutant les derniers hits des meilleurs DJ de ces deux métropoles. Ce blogue, c’est lorsque je prends du temps chez moi, pour vous faire part de mes pensées et de mes expériences. Bonne lecture!

Un jour de grippe

Un jour de grippe - Nicolas Pavo

J’ai un corps qui peut combattre tous les microbes, mais pas un seul virus. Lorsque j’ai la grippe, je suis aux abonnés absents pendant 15 jours. Il n’y a rien à y faire. Tous les ans, je suis obligée d’aller voir un médecin pour prendre des médicaments, qui en vérité, ne servent à rien juste pour pouvoir justifier de quelques jours de journées de maladie auprès de mon employeur. Cette année, la tête comme un melon d’eau, le nez sanglant et enflé comme un groin de cochon, les yeux complètement chiasseux et larmoyants, le corps tremblant, j’étais dans la salle d’attente du médecin, chez qui j’avais encore une bonne demi-heure à attendre avant de passer me faire tâter d’une main enveloppée d’autres microbes, pour entendre les mêmes inepties que l’année dernière, et toutes celles d’avant. Je lançais un regard furtivement sur la table où il y avait dressé plusieurs magazines. Certains concernant la médecine, et d’autres, la mode ou la politique. J’en prenais un au hasard juste pour me forcer à ne pas sombrer dans un sommeil dont j’aurais l’horreur qu’on m’en extirpe. J’avais le nez face à un article qui parlait de traitement de traitement des varices.

Lorsque le médecin me fit rentrer dans son cabinet, j’étais à la limite de l’étourdissement. Tout ce que je voulais, c’était une bonne soupe chaude, et aller me coucher. Il me donna plusieurs jours de congé, et une ordonnance que je jetais dès la sortie. Je rentrais chez moi, et trouvais ma mère dans le même état que le mien. Nous étions, toutes les deux, aussi fraîches qu’une baleine échouée depuis plusieurs semaines sur la plage. Nous avions tous les deux, l’impression que notre tête allait éclater. Ma mère m’apprenait ce jour-là, qu’il ne fallait pas dormir pour combattre la grippe. Il fallait rester assis, et essayer de combattre le sommeil. Après avoir ingurgité une tisane bien chaude, nous restions, toutes les deux, enfoncés dans le fauteuil face à la télé. Rien de ce qui s’y passait ne nous intéressait. Nous coincions la bulle de temps en temps pendant quelques minutes pour nous réveiller à chaque fois que la pub passait. Qui a décidé que la pub devait avoir un son plus fort que les films ? Je continuais de temps en temps, à zapper sans but précis. Ma mère me disait que tout lui était égal ce soir, sur ce qui était du programme télévisé. Pour m’amuser, je lui mettais l’exorciste pour voir sa réaction. Je crois que ce jour-là, même la petite fille aurait pu avoir peur de nous, tant nous faisions peur par notre mine