Une infirmière bien avertie - Nicolas Pavo
Nicolas Pavo

Moi et la vie de jetset, ça ne fait qu’un! J’adore Montréal et New-York pour y passer du bon temps aux meilleures tables et dans les meilleures clubs. Travaillant très fort dans le domaine de l’investissement, j’aime bien profiter de la vie en mangeant bien et en écoutant les derniers hits des meilleurs DJ de ces deux métropoles. Ce blogue, c’est lorsque je prends du temps chez moi, pour vous faire part de mes pensées et de mes expériences. Bonne lecture!

Une infirmière bien avertie

Une infirmière bien avertie - Nicolas Pavo

J’étais à la gare, en train d’attendre le retour de ma sœur. Elle avait trouvé un emploi infirmiere il y a deux ans, et elle profitait pour la première fois de vacances. Elle avait décidé de les passer avec nous, parce que nous ne l’avions pas vu pendant tout ce temps-là. Elle était venue avec une petite surprise, qui fit bondir de joie notre mère. Un petit ventre rond qui annonçait une future bonne nouvelle. La famille s’agrandissait enfin, et c’était la plus jeune sœur qui ouvrait la porte à la future génération.

Je voulais en savoir beaucoup plus sur son métier d’infirmière. Jusque-là, j’avais toujours eu plutôt une idée négative de tout ce qui concernait le personnel hospitalier. Il me revenait sans cesse des histoires racontées par l’un, ou par l’autre, ou encore lues sur les journaux et sur Internet, d’atrocités faites par négligence, ou volontairement par des médecins, ou des infirmières dans des hôpitaux. Il me fallait maintenant effacer cette image, vu que je ne pouvais supporter l’idée que ma jeune sœur puisse faire partie d’un monde aussi atroce. Elle me raconta la difficulté de ses débuts, ou il lui avait fallu rester des fois jusqu’à deux jours d’affilée éveillée à prodiguer des soins à des malades tout en combattant la fatigue et l’envie de dormir. Elle me raconta aussi ses premières peines face à la perte d’un patient et au sentiment de vulnérabilité auquel elle avait dû se soumettre sans s’effondrer et garder le cap en restant bien droite, car d’autres patients avaient besoin d’elle par la suite. Elle était certainement beaucoup plus intègre que beaucoup d’autres. Nous étions tous très fiers d’elle.

On dit toujours que le cordonnier est toujours le plus mal chaussé. Ma sœur était en congé pour plusieurs mois du fait qu’elle soit enceinte. Connaissant son métier, je pensais qu’il ne serait pas difficile pour elle de pouvoir jauger le pour et le contre et de choisir ce qu’il y avait de mieux pour son bébé. Nous étions tous très étonnés, nous, ses frères et sœurs, lorsqu’elle nous annonça qu’il était hors de questions qu’une autre personne que notre mère s’occupe d’elle pendant toute la période où elle serait enceinte. Elle préférait revenir à une méthode naturelle et désirait absolument que l’enfant naisse dans la maison de nos parents. Ma mère était censée l’aider à accoucher le jour venu et s’occuper du bébé avec elle pendant les six premiers mois. Je me disais à ce moment-là qu’il n’y avait pas de fumée sans feu et qu’une décision pareille ne pouvait être prise sans raison.