Vivre d'eau fraîche et de CD - Nicolas Pavo
Nicolas Pavo

Moi et la vie de jetset, ça ne fait qu’un! J’adore Montréal et New-York pour y passer du bon temps aux meilleures tables et dans les meilleures clubs. Travaillant très fort dans le domaine de l’investissement, j’aime bien profiter de la vie en mangeant bien et en écoutant les derniers hits des meilleurs DJ de ces deux métropoles. Ce blogue, c’est lorsque je prends du temps chez moi, pour vous faire part de mes pensées et de mes expériences. Bonne lecture!

Vivre d'eau fraîche et de CD

Vivre d'eau fraîche et de CD - Nicolas Pavo

L'un de mes amis enchaîne les petits boulots en tout genre. Il s'occupait de faire de la musique pour mariage. C'était la quatrième fois qu'il était engagé sur ce type de missions dans la région. Quelquefois, notre bande d'amis envie sa liberté. Même si financièrement, il n'est pas assuré d'avoir un salaire égal de mois en mois, il y a tant d'avantages à enchaîner les CD ou les jobs sur le court terme qu'on oublie souvent.

D'abord, la liberté de mouvement ! Après une licence en histoire, il est parti en Amérique du Sud pendant un an. C'était prévu depuis longtemps, bien que ses parents aient payé l'appartement tout ce temps, il travaillait à mi-temps à côté dans un fast-food pour mettre de l'argent de côté et partir. Entre temps, il avait eu l'occasion de se faire une dizaine de contacts au Brésil (il a passé 9 mois là-bas). Lorsqu'il est revenu, il parlait couramment brésilien (il comprenait donc l'espagnol aussi) et anglais. Vu l'expérience dans la restauration et l'agriculture qu'il avait intégré, ses recherches se sont directement portées sur le même genre de travail. Aujourd'hui, ça fait six ans qu'il est revenu et les plus gros contrats qu'il ait eu consistaient à travailler à l'accueil d'un cabinet d'avocats ainsi qu'à superviser des chantiers pour une entreprise de construction en région (une dizaine de mois chacun).

Souvent, j'entends des connaissances qui se plaignent qu'à notre époque, nous ne pouvons pas enchaîner les carrières comme nos parents ou nos grands-parents avaient la chance de le faire. Je pense qu'il y a de la réalité dans ces propos, mais aussi de la lâcheté, nous ne sommes pas aussi actifs qu'eux, nous osons moins, nous prenons moins de risques, nous ne dialoguons pas autant avec les personnes qui nous entourent... Les rares occasions où je vois cet ami de nouveau, ça a toujours un gros impact sur moi, bien que j'aie choisi une manière de vivre banale et que j'en sois heureuse. Je me rends vraiment compte que c'est notre faute si nous ne faisons pas les choses que nous souhaitons sous le couvert que nous ne possédons pas les moyens nécessaires. Avant d'avoir des enfants, avons-nous besoin de tels moyens ? C'est ce dont je discutais avec lui puisqu'il avouait que les uniques moments où il avait pensé à se poser, c'était pour fonder une famille. Au final, il repart toujours et c'est presque une addiction.

J'entends aussi beaucoup de personnes condamner son mode de vie par fermeture d'esprit (et par jalousie aussi). Mon petit frère s'est toujours senti étriqué dans la vie qu'on lui imposait et, adolescente, j'ai compris les ravages que de telles obligations exerçaient sur certaines personnes. Il est toujours préférable de suivre votre instinct et votre raison, non celles des autres. Ce qui est naturel pour nous ne l'est pas toujours pour ceux qui nous suivent...